Fertilisation azotée des légumes industriels

B. Heens

Résumé


Le légume industriel occupe 2 % de la superficie agricole utilisée en région wallonne, soit près de 15 000 ha. Septante-trois pourcent sont des légumineuses. Les apports azotés sur légumineuses sont faibles, voire nuls. Les expérimentations ont montré qu'un apport raisonné sur fève des marais et haricot contribue à un meilleur démarrage de la culture sans augmenter les reliquats azotés post-récolte. C'est la minéralisation des résidus de culture qui est responsable de l'augmentation des reliquats azotés. Le seul moyen d'action pour réduire le niveau de l'Azote Potentiellement Lessivable (APL) en début de période de lixiviation passe par une bonne gestion de l'interculture. La carotte a un cycle cultural comparable à la betterave sucrière et un niveau de fertilisation azotée faible. L'APL ne pose généralement pas de problème. L'épinard est une culture exigeante en azote avec des besoins bien connus par l'expérimentation. Il se récolte en période de croissance intense et laisse donc parfois des reliquats azotés post-récolte élevés. Son cycle cultural court permet de le cultiver en double culture. Après la récolte des épinards d'hiver et de printemps, la minéralisation des résidus de culture contribue au bon démarrage de la culture suivante. Après la récolte de l'épinard d'automne, l'implantation d'une culture intermédiaire piège à nitrate (CIPAN) ou les repousses d'épinard sont des solutions permettant de réduire l'APL.

Mots-clés


Culture maraichère; plante légumière; fertilisation; engrais azoté

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ISSN : 1370-6233 / eISSN : 1780-4507 Google scholar Most cited papers

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